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lundi 19 mars 2018

Antifascisme

Pour la Fermeture du local du « Bastion Social » !

Les fascistes n'ont pas leur place à Marseille, ni ailleurs !

Manifestation


Samedi 24 mars

15h aux Mobiles
En haut de la Canebière Marseille 1°



Uni-e-s contre l’extrême droite !
À Marseille et partout ailleurs !


La montée de l'extrême-droite est à l'oeuvre dans plusieurs pays européens, comme l'ont notamment rappelé les récents résultats électoraux en Autriche ou en Italie,  ainsi que le score du FN en France !

Les politiques antisociales, sécuritaires et anti-migrants du gouvernement actuel, dans les pas de leurs prédécesseurs en favorisant et légitimant la xénophobie et le racisme ne font que renforcer le développement des idées et groupes d’extrême droite, en nette augmentation ces derniers mois et dernières années.

Le 24 mars sera inaugurée à Marseille une section du  « Bastion Social ».

Le  « Bastion Social », c'est une organisation néo-fasciste née des cendres du Groupe Union Défense. Le local qui ouvrira ses portes à Marseille sera géré par des ancien.ne.s membres de l'Action Française Provence, groupuscule royaliste et d’extrême droite. Sa stratégie est calquée sur celle des fascistes italien.ne.s de CasaPound : s'implanter localement, en ouvrant des lieux qui se prétendent populaires, à vocation sociale et solidaire.

Solidaire et populaire, uniquement sur le papier, et de manière très sélective. Cette prétendue « charité » ne s'adresserait en réalité qu'aux SDF blanc.he.s et de nationalité française, mais même cela n'a jamais été mis en œuvre. Comme depuis toujours, l'extrême-droite est totalement indifférente aux gens qui vivent dans la misère, et ne fait que monter les pauvres les un.e.s contre les autres. Historiquement, l'extrême-droite a toujours été  du côté du patronat !

Derrière le prétendu « Bastion Social », des réseaux d'extrême-droite. Leurs membres partagent des idées racistes, sexistes, xénophobes, anti-LGBTI... et viennent de diverses mouvances : catholiques intégristes, royalistes, nationalistes, néo-nazi.e.s... Des élu.e.s FN ont également apporté leur soutien au  « Bastion Social »,  notamment Stéphane Ravier, maire des 13ème et 14ème arrondissements de Marseille.

Leur présence imposera une tension quotidienne, à l'image des violences et des intimidations qui ont été largement ressenties depuis l'apparition d'un local de l'Action Française rue Navarin, dans le centre-ville marseillais. Dans les villes atteintes par le  « Bastion Social » (Lyon, Strasbourg, Chambéry, Aix), les agressions fascistes se sont multipliées et banalisées.

À nous de montrer que les idées et les valeurs du  « Bastion Social » ne sont ni les nôtres, ni celles de notre ville, en nous mobilisant dans l’unité la plus large possible.

Signataires : ATTAC Marseille, Alternative Libertaire Marseille, CGT Educ’action 13, CGT Ferc Sup Université d’Aix-Marseille, CGT PJJ Sud-EST, CNT-SO 13, CNT-STICS 13, Collectif Nosotros, Collectif Soutien Migrant-e-s 13/Al Manba, Ensemble 13, Front Révolutionnaire Antifasciste de Provence, FSU 13, Génération.s Marseille 1e/7e, Groupe Germinal FA 13, Jeunes Communistes 13, Jeunes Génération.s 13, Ligue des Droits de l’Homme Marseille, Marche Mondiale des Femmes 13, MRAP 13, Parti de Gauche 13, RESF 13, Résister Aujourd’hui, Rouge Vif 13, RUSF 13, Solidaires Finances Publiques 13, Solidaires 13, Sud Education 13, UNEF Aix-Marseille, Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 13

Autogestion

« Les Coriaces sans les Voraces » 

de Claude Hirsch

Projection-débat en présence du réalisateur

 

Vendredi 23 mars 2018

19h Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°


Après Pot de thé, pot de fer (2013) et 1336 jours, des hauts, débats, mais debout (2017), Les Coriaces sans les Voraces sera présenté en présence de Claude HIRSCH, le réalisateur, et d’un représentant de la coopérative SCOP-TI (sous réserve).

Après une lutte de 1336 jours devenue exemplaire, les salariés de l’usine Unilever ont obtenu de reprendre leur entreprise et d’en faire une SCOP. Où en sont-ils aujourd’hui ? Quels sont leurs nouveaux défis ? Comment gère-t-on une coopérative ouvrière sans perdre la problématique syndicale qui les a guidés tout le long du conflit ?

Le réalisateur suit depuis longtemps l’aventure et a voulu répondre à ces questions en filmant le quotidien de ces salariés d’un nouveau genre.

Luttes sociales



Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat 

Journée de grève et manifestation

A l'appel de CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-SOLIDAIRES


Jeudi 22 mars 2018

10h 30 Vieux Port Marseille


Luttes sociales

Défendons nos services publics

Redressons la tête le 22 mars




Attaques sociales sans précédent, résistances éparpillées mais réelles, le printemps 2018 nous offrira-t-il l’occasion d’un mouvement social puissant pour stopper Macron et regagner le terrain perdu ces dernières années ? Les puissants ne sont forts que de notre résignation.

Emmanuel Macron est un élève d’Alain Juppé. Il est droit dans ses bottes comme Juppé en 1995 mais ce sont des bottes de sept lieues ! Là où les autres cassaient les acquis sociaux avec prudence, Macron a promis de tout casser d’un coup et il tient parole : étudiantes et étudiants touchés par la baisse des APL et par la sélection ; chômeuses et chômeurs touchés par la réforme de l’Unedic ; précaires touché.es par la disparition des contrats aidés ; retraité.es attaqué.es sur leur pension ; situation intenable dans les Ephad ; salarié.es matraqué.es par les ordonnances détruisant le Code du travail, la réforme de la formation professionnelle, la démolition pierre à pierre de la Sécurité sociale et des services publics ; fonctionnaires austérisé.es (blocage des salaires, suppression de 120 000 postes...) ; migrant-e-s pourchassé.es, la liste semble sans fin... Soulignons tout de même que malgré son arrogance, Macron a repoussé la réforme des retraites au printemps 2019... comme quoi il a peur de la goutte qui ferait déborder le vase.

Du local au global


Pour riposter, il faut une convergence, une grève générale. Mais cette solution ne surgira pas, par miracle, à partir de rien. Nous tirons les leçons de la séquence 2016-2017. Cette grève générale reste pourtant le seul moyen pour les travailleurs et les travailleuses de stopper l’offensive gouvernementale et patronale. Pour la construire, il faut d’abord repartir de la base, des revendications locales, professionnelles, d’entreprise. Pour faire converger les luttes, encore faut-il les faire vivre ! Elles ne manquent pas : Air France, Ephad, hôpitaux et même les intérimaires sans papiers d’Île-de-France !

Réussir le 22 et ses suites


L’attaque contre les cheminot.es et le service public des transports pourrait être la fameuse goutte d’eau, le début du vase qui déborde. Pour redonner confiance collective aux salarié.es, la journée d’action nationale du 22 mars doit déjà être un succès dans la fonction publique et à la SNCF. Aussi devons nous faire du 22 une date de ralliement de toutes les luttes en cours : étudiant.es, chômeuses et chômeurs, retraité.es, salarié.es. Toutes et tous ensemble, nous pouvons stopper le bras destructeur de Macron en construisant, dès après le 22, la suite du combat vers la généralisation de la grève sans laquelle nous serons encore perdants ! Les enjeux sont clairs, les responsabilités des salarié.es, des militant.es et des syndicats sont clairement identifiées : dans l’unité, construite en assemblée générale des personnels et en assemblées générales de villes, nous ferons chuter Macron !

Alternative Libertaire, 19 mars 2018

mardi 6 mars 2018

Palestine

Adieu PayPal, bonjour la solidarité !



Il y a quelques jours, nous avons reçu du service de paiement en ligne PayPal un message nous indiquant : « en raison de la nature de vos activités, nous avons choisi de vous suspendre définitivement l’accès à nos services » sans autres explications.

La nature de nos activités est bien connue : lutter pour la justice et l’égalité de droits, contre le racisme, ici en France et là-bas en Israël-Palestine. C’est bien pour cela que le lobby sioniste cherche à nous atteindre, comme il cherche à contre-carrer la campagne internationale BDS (« Boycott Désinvestissement Sanctions ») avec la mise sur une « liste noire » [1] d’une série d’associations amies comme l’AFPS (« Association France Palestine Solidarité ») ou JVP (« Jewish Voice for Peace ») pour leur interdire de venir en Palestine témoigner de leur solidarité.

Suite à la fermeture du compte PayPal de l’AFPS [2], peu avant le nôtre, le Jerusalem Post reportait que ceci s’était produit à la demande du « Zachor Legal Institute », un « think tank » créé spécifiquement pour combattre la campagne BDS. Toujours selon le Jerusalem Post, repris par un site d’extrême droite français, un représentant de PayPal aurait commenté l’affaire signifiant que l’entreprise américaine était soucieuse de « respecter les lois et règlements à travers le monde » et avait « zéro tolérance » envers l’utilisation de ses services « pour faciliter les activités illégales ». Nous voyons donc bien que ces actions s’inscrivent dans la campagne internationale de dénigrement de la campagne BDS et de toutes les organisations y adhérant, consistant à vouloir faire passer comme « antisémite » l’appel légitime au Boycott.

Bien sûr, les mesures de nos adversaires ne nous impressionnent pas, au contraire. Elles signifient que nos efforts pour porter une voix juive pour la justice portent bien leurs fruits si la propagande sioniste en est réduite à ces procédés iniques et liberticides. Nous exigerons évidemment de plus amples explications de la part de PayPal, basé dans un pays où la liberté d’expression — dont relève la campagne BDS — est tenue comme sacrée, et nous nous réservons la possibilité d’intenter des actions en justice.

Pour notre part, nous avons trouvé d’autres solutions de paiement en ligne sécurisées. Et nous avons toujours besoin de vous pour développer nos actions, alors n’hésitez plus !

Pour faire un don à l’UJFP : http://ujfp.org/spip.php?article6143

Le Bureau national de l’UJFP, le 4 mars 2018