bannière

bannière

vendredi 26 janvier 2018

Solidarité internationale


Contre l’attaque de l’armée turque à Efrîn

Rassemblement



Samedi 27 janvier 2018


14h Vieux Port Marseille


Partout en France il faut faire savoir au Sultan Erdogan que nous n’acceptons pas sa politique criminelle.

Lʼarmée turque a attaqué par les airs (76 chasseurs bombardiers engagés) la ville kurde dʼÊfrin. Les bombardements ont déjà fait 20 morts et des dizaines de blessés civils. Des troupes terrestres ont commencé à entrer dans l'enclave d'Êfrin appuyées par les milices djihadistes de l'ASL, menaçant de faire d'Êfrin un nouveau Kobanê.

Les Kurdes de Syrie (avec leurs forces armées, les YPG) et leurs alliés arabes (avec lesquels ils ont formé les FDS, Forces Démocratiques de Syrie) ont été le fer de lance de la résistance et de la reconquête contre Daesh, mondialement salués. Ils ne demandent maintenant quʼà vivre en paix.

Le système confédéral quʼils ont choisi de mettre en place au Kurdistan syrien - dont contrairement aux informations erronées ou malveillantes parfois distillées, ils ne demandent pas lʼindépendance - ne peut que contribuer au développement de la démocratie et à lʼinstauration dʼune paix durable au Moyen-Orient.

Depuis plusieurs mois, lʼarmée turque préparait ouvertement une offensive contre le canton dʼEfrîn. Le dictateur Erdogan ne sʼen cachait pas et tout le monde le savait lors de sa récente venue en France ! Elle occupe déjà, en toute illégalité, un pan de territoire au nord-ouest de la Syrie, le long de sa frontière, où elle a renforcé le déploiement de ses forces et de son artillerie.

La région dʼEfrîn était jusquʼà présent lʼune des zones les plus sûres de Syrie, ce qui explique quʼelle abrite autant de réfugiés que le nombre de ses habitants, avec parmi ces réfugiés, des centaines de Yezidis qui avaient fui le massacre perpétré contre eux par Daesh et de nombreuses familles de la région d'Idleb qui ont fui la terreur imposée par les milices djihadistes armées et financées par la Turquie.

La Turquie nʼa rien à faire en Syrie. Son intervention constitue une ingérence inadmissible contre laquelle nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures dʼurgence.

Nous exigeons du Président Macron et de son gouvernement une condamnation claire lʼagression turque, beaucoup plus nette que l'appel « à la retenue » du ministre Le Drian.

Partout, nous appelons à interpeller nos député-e-s pour quʼils/elles prennent position et demandent une condamnation par la France.

LʼEurope doit enfin réagir contre le régime liberticide et dictatorial d'Erdogan et prendre de véritables sanctions économiques et politiques contre lui.

Centre Démocratique Kurde Marseille (CDKM) ­ Association Solidarité & Liberté

Organisations soutenant cet appel :  Alternative Libertaire Marseille - Association des femmes Kurdes Arin Mikran - Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) France Marseille - Centre Culturel Alévi 13 - Ligue des Droits de l¹Homme (LDH) Marseille NS - Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) 13 - Parti Communiste Français (PCF) 13 - Parti de Gauche (PG) 13 - Union Départementale CGT



mercredi 17 janvier 2018

Luttes sociales

Du bruit contre la perte des CUI

Rassemblement à l’appel de la coordination Écoles-Assos


Lundi 22 janvier 2018

17h aux Fontaines du Cours Julien Marseille 6°



La « Coordination Ecoles/Associations » appelle à un rassemblement lundi 22 janvier à 17h00 aux fontaines du Cours Julien.

Jusque-là composée de travailleurs asociatifs ou de l’Education Nationale ainsi que de parents et autres représentants de la société civile, la Coordination dénonce le Plan social du gouvernement qui, en supprimant des milliers de Contrats Aidés dans nos écoles et nos associations met en péril leur fonctionnement, voire leur existence.

Contre le mépris et l’injustice que subissent les contrats aidés.
Pour des moyens à la hauteur des missions essentielles que remplissent les asociations, les centres sociaux et les écoles, organisons-nous pour nous faire entendre.

Faisons du bruit ! Sifflets et casseroles bienvenus.

lundi 15 janvier 2018

Luttes sociales


De Clichy à Marseille

les "invisibles" de la sous-traitance hôtelière

se font entendre !

Rassemblement


Samedi 20 janvier 2018

14h 30 Hôtel Intercontinental
1 place Daviel Marseille 1°



En solidarité avec la grève des salarié-e-s sous-traité-e-s de l’Holiday Inn Paris porte de Clichy (92) qui dure depuis 94 jours, rassemblons-nous devant l’hôtel Intercontinental (Panier) à partir de 14h30 le samedi 20 janvier, propriété du groupe IHG. Une délégation de grévistes sera présente en parallèle à une autre action à Genève.

Sous-traitants voyous, IHG complices !

HOLIDAY INN comme INTERCONTINENTAL est l’une des marques du groupe hôtelier britannique IHG Intercontinental Hôtels Group, premier groupe hôtelier mondial en nombre de chambres.

Basée à Londres, cette multinationale qui a fait 400 millions de bénéfices, détient pas moins de 4400 hôtels dans le monde et 6 marques : Crowne Plaza Hotels&Resorts, InterContinentalHotels&Resorts, Holiday Inn, Holiday Inn Express, Hotel Indigo et Staybridge Suites .

IHG tire une partie de ses profits de l’exploitation forcenée des salariés de la sous-traitance mais refuse d’intervenir dans ce conflit avec son sous-traitant HEMERA. Ce rassemblement sera l’occasion de leur rappeler leur responsabilité sociale, à Clichy comme à Marseille !
3 mois de grève à l’Holiday Inn Paris porte de Clichy (92)

Depuis le 19 octobre des femmes de chambre, gouvernantes, plongeurs et équipiers de la sous-traitance avec leur syndicat CNT-SO et avec le soutien de la CGT-HPE, de l’US CGT commerce de PARIS, et de l’UL CGT de CLICHY sont en grève reconductible à l’hôtel Holiday Inn de Clichy.

Les surexploité-e-s de la sous-traitance HEMERA revendiquent :

  • l’internalisation chez Holiday Inn et leur embauche directe
  • le respect des contrats de travail
  • la suppression de la clause de mobilité
  • l’augmentation des qualifications et des salaires avec le passage en catégorie B
  • le respect des accords de site passés avec l’ancienne société, sur la durée du travail
  • le paiement de toutes les heures travaillées
  • le versement d’une prime de panier, comme pour les salarié(e)s de l’hôtel
  • l’attribution d’une prime de 13ème mois, égale à 1/12e du salaire annuel
  • la suppression de l’abattement de 8 % sur la base des cotisations
  • l’élection de délégués de proximité au sein de l’hôtel Holiday Inn de Clichy

LE TRAVAIL DISSIMULÉ, LES HEURES NON PAYÉES, LES DOS CASSÉS, YA BASTA !

Dans les hôtels, les personnels qui s’occupent du ménage, le plus souvent sous-traités sont des invisibles auxquels on consacre le budget le plus serré au mépris de leurs droits. Ce sont les surexploitées de ces hôtels mais ils-elles en ont assez de travailler dans des conditions abusives et ont décidé de sortir de l’ombre et de lutter ! Les grèves se sont multipliés ces dernières années à Marseille comme ailleurs. Soutenons ce mouvement emblématique de la lutte contre la casse de nos droits !

Contre le système de sous-traitance qui surexploite et pressurise les travailleurs-euses, mobilisons-nous !

 

CNT-Solidarité Ouvrière 13

 

mercredi 3 janvier 2018

Solidarité

Marseille : 

Sauver Mille Bâbords du naufrage



Dans la cité phocéenne, toutes et tous les militants connaissent ce célebre local. La baisse des cotisations et la suppression d’une subvention départementale lui mettent aujourd’hui le couteau sous la gorge. Face à cette situation, l’association lance un appel à soutien.

Depuis sa création en 2000, Mille Bâbords est une association incontournable du mouvement social marseillais. Son local de la rue Consolat est un point d’appui pour les luttes locales, dont la liste est longue au bout de 16 ans d’existence. C’est aussi un lieu de réflexions, de confrontations et d’informations ouvert aux «  1000 gauches  » à l’origine de son nom. Le local permet d’organiser débats publics, réunions de travail, apéros militants, de faire des banderoles, de tenir des permanences, etc. On y trouve également une bibliothèque de prêt et une journauthèque. Mille Bâbords est également une source d’informations très utile avec son agenda militant diffusé via une lettre d’infos hebdomadaire envoyée à 2 500 personnes, et via son site internet  [1].

L’autogestion au cœur des principes de l’association


L’adhésion à l’association est ouverte aux individus et aux organisations d’horizons politiques divers. Toutefois, afin d’éviter les divisions, les partis qui se présentent au élections ne sont pas acceptés.

A l’heure actuelle, il y a 25 organisations adhérentes, syndicales comme la CNT, SUD Éducation et Solidaires, associatives comme Attac, RESF, UJFP, politiques comme AL et la FA. L’autogestion n’est pas qu’un principe, c’est une pratique concrète, d’autant plus exemplaire qu’elle concerne des personnes et des groupes de cultures politiques différentes.

Aujourd’hui, Mille Bâbords lance un appel au secours, l’état de ses finances met son existence en danger. C’est la conséquence d’une dégradation progressive  : d’une part le loyer et les frais de fonctionnement ont augmentés avec les années, par contre si le nombre d’adhérent.es est resté stable, leurs revenus ont diminué, entraînant la baisse des cotisations. Ensuite de nouveaux lieux alternatifs ont ouvert à Marseille, ce qui est une très bonne chose, mais du coup le local de Mille Bâbords est moins utilisé, ce qui signifie une baisse des recettes tirées de la location de la salle. Cette lente érosion financière a été occultée par une subvention annuelle du conseil départemental d’un montant d’environ 4 000 euros. Cette année, le conseil départemental, passé à droite en 2015, n’a pas renouvelé la subvention, précipitant la crise financière actuelle.

Appel à soutien


Mille Bâbords a beaucoup contribué au mouvement social marseillais, sa disparition serait un coup dur pour les luttes locales et la liberté d’expression. Pour qu’il reste un point d’appui à la convergence des luttes et à l’expression de «  1000 gauches  », pour que cette expérience autogestionnaire se poursuive, Mille Bâbords a besoin de soutien. Vous pouvez faire un don par internet via le site helloasso  [2], ou en envoyant un chèque à Mille Bâbords 61 rue Consolat 13 001 Marseille.

Hervé (AL Marseille)


 Alternative Libertaire n°278, décembre 2017