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mardi 28 novembre 2017

Luttes sociales

Contre la régression sociale

Pour l’unité et la convergence des luttes !

Première réunion publique unitaire à Marseille


Jeudi 30 novembre 2017

18h 30 Théâtre Mazenot
88 rue d’Aubagne Marseille 1°


Des organisations syndicales, des associations et des organisations politiques des Bouches-du-Rhône se sont rencontrées les 19 octobre et 6 novembre 2017. Elles ont pu ainsi échanger leurs analyses de la situation et réfléchir ensemble à la possibilité de renforcer l’unité d’action face à la régression sociale généralisée mise en œuvre par le gouvernement.

Nous partageons le constat suivant : les ordonnances Macron précarisent l’emploi, facilitent les licenciements et bouleversent les relations et les normes sociales.

Elles ne sont que la première pierre d’un vaste chantier de destructions massives annoncées : retraites, sécurité sociale, logement social, aides sociales et assurance chômage, mais aussi dégradation et privatisation des services publics, dans un contexte de remise en cause des libertés publiques.

Face à ces attaques, nous partageons l’idée que nous sommes à un tournant historique qui nécessite d’organiser un puissant mouvement social et de lui donner les moyens stratégiques d’être gagnant.

L’unité est un outil indispensable pour gagner

Cette unité d’action, entre organisations syndicales, politiques et associations, nous voulons la construire dans le respect de nos diversités, à travers un vaste front unitaire où nos revendications puissent exprimer tout ce qui nous rassemble.

Nous devons toutes et tous travailler, dans nos rôles respectifs, à élargir et faire converger toutes les luttes, afin de créer les bases d’un mouvement social uni et déterminé, qui rassemble les salarié-e-s du public et du privé, les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes, les citoyen-ne-s…

Après les journées de mobilisation des mois de septembre et d’octobre, et alors qu’une nouvelle date nationale de grève et de manifestation est proposée par la CGT, FO, Solidaires, la FSU, l’UNEF, l’UNL et la FIDL pour le 16 novembre, nous pensons essentiel que le mouvement social passe à la « vitesse supérieure ».

Un front unitaire pour agir et ne plus subir

Dans ce cadre, nous voulons mettre en place un travail collectif – qui sera d’autant plus fort s’il est porté de façon unitaire – pour soutenir, renforcer, coordonner les différentes luttes (syndicales, associatives, citoyennes…) menées dans les Bouches du Rhône.

Ce travail unitaire a pour objectif de tisser des liens entre celles et ceux qui luttent et d’échapper à l’isolement dans lequel le gouvernement voudrait nous maintenir.

Au-delà d’un simple mouvement protestataire, nous voulons créer les conditions d’un rapport de force permettant de gagner contre la régression sociale.

Les organisations syndicales, les associations, les organisations politiques signataires de cet appel invitent celles et ceux qui ont la volonté de résister et de s’unir à participer à une Première réunion publique unitaire à Marseille, le 30 novembre à 18h30 au Théâtre Mazenot.

Premiers signataires : Alternative Libertaire, ATTAC 13, CNT 13, Ensemble 13, Front Social 13, FSU 13, Harcelons-les, MEUS, NPA, PG, SAF, Solidaires 13...


samedi 25 novembre 2017

Autogestion

Quatre raisons politiques
de soutenir Scop-Ti



Alternative libertaire répond à l’appel des ouvrières et ouvriers de Scop-Ti. Et pourquoi pas l’ensemble du mouvement libertaire et du réseau des lieux militants, alternatifs et autogérés ?

Pourquoi, en tant que libertaires et révolutionnaires, soutenir Scop-Ti ?

1. Pour épauler un collectif ouvrier combatif et autogestionnaire.
L’histoire est connue : de 2010 à 2013, les ouvrières et les ouvriers de l’usine de thé Fralib à Géménos (Bouches-du-Rhône), se sont battus contre la multinationale Unilever qui voulait délocaliser en Pologne. Un combat de longue haleine contre les licenciements et la fermeture du site. En 2013, à la Foire à l’autogestion de Montreuil, une délégation de Fralib était venue expliquer son projet de reprise en mains. Avec lucidité, elle avait exposé ses espoirs quant à la transformation du travail et de la production que cela permettrait, malgré les limites imposées par le marché capitaliste.

2. Pour ne pas que leur échec fasse la joie d’Unilever.
Jusqu’au bout, la multinationale aura tout fait pour briser un collectif qui ne demande qu’à vivre de son travail. En 2013, après le blocage en justice de trois plans de licenciements, Unilever a fini par jeter l’éponge, mais a conservé la marque Éléphant, dont la notoriété aurait pourtant facilité l’activité de la coopérative créée par ses anciennes et anciens salarié.es. Ceux-ci ont donc créé deux nouvelles marques : Scop-Ti et 1336 (pour leurs 1336 jours de lutte).

3. Pour renforcer la solidarité entre mouvement social et coopératives autogestionnaires.
La grande majorité des coopératives sont, malgré leur statut, des entreprises « comme les autres ». Quelques dizaines – dont Scop-Ti – s’efforcent a contrario de faire vivre une démocratie ouvrière, de déconstruire les hiérarchies, de respecter l’environnement. Elles ne doivent pas dépendre, pour leurs débouchés, que des circuits commerciaux traditionnels, mais lier leurs intérêts aux mouvements sociaux, avec lesquels elles sont en phase.

4. Pour encourager une production éthique.
Depuis sa reprise en mains par ses salarié.es, rompant avec la dérive low-cost imposée par Unilever, la fabrication a été réorientée vers la qualité et l’agriculture biologique, en réorganisant une filière courte avec des productrices et producteurs locaux.


En juillet 2017, l’ex-usine Fralib, rebaptisée Scop-Ti, a lancé un appel à l’aide pour « passer un cap difficile ». Elle souffre en effet d’un placement insuffisant dans les circuits commerciaux traditionnels et, en attendant d’obtenir mieux, elle a lancé une campagne de « socio-financement ». Mais elle espère aussi pouvoir compter sur l’ensemble du mouvement social : associations, syndicats, comités d’entreprises, lieux militants... Ce réseau est loin d’être négligeable.

D’ores et déjà, les thés 1336 et Scop-Ti sont disponibles dans les locaux fédéraux d’Alternative libertaire, 92, rue d’Aubervilliers, à Paris 19e.

Alternative libertaire, le 28 octobre 2017


COMMENT AIDER SCOP-TI ?


Pour les individus :
  • En commandant directement sur la boutique en ligne de l’association de soutien, Fraliberthé.

Pour les lieux militants, syndicats, associations, comités d’entreprise...
  • Le mieux est de prendre contact avec l’association de soutien, Fraliberthé, qui tient à disposition un formulaire de commande spécifique.
 

mardi 14 novembre 2017

Histoire

La grève des ova­listes (Lyon, juin-juillet 1869)

Causerie du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme

par Claire Auzias et Annick Houel


Samedi 18 novembre 2017

17h au CIRA

50 rue Consolat Marseille 1°





Cette grève des ova­listes, ré­pu­tée pre­mière grande grève de femmes ou­vrières en France, est exem­plaire des en­jeux qui tra­versent l’his­toire des femmes et l’his­toire de la classe ou­vrière, deux his­toires ra­re­ment me­nées sur la même ligne de front, et dont la confis­ca­tion de la pa­role des femmes est le sym­bole.

Juin 1869 : 1 800 femmes sortent de leurs ate­liers lyon­nais et se mettent spon­ta­né­ment en grève. Elles sortent aus­si leurs malles puisque leur lieu de tra­vail est aus­si leur lieu de vie, et si c’est cette spec­ta­cu­laire oc­cu­pa­tion de la rue qui est mise en avant par la presse, ce n’est pour­tant pas ce que les mi­li­tants ou­vriers qui vont s’in­té­res­ser (en­fin) à elles vont re­te­nir.

Après plu­sieurs se­maines de grève, pos­sible grâce à la caisse de so­li­da­ri­té de l’AIT (As­so­cia­tion in­ter­na­tio­nale des tra­vailleurs) leur ad­hé­sion, de­man­dée en re­tour à cette AIT va être l’en­jeu des ri­va­li­tés toutes mas­cu­lines en son sein entre cou­rants mar­xiste et anar­chiste. C’est le cou­rant anar­chiste bien im­plan­té à Lyon au­tour de la fi­gure de Ba­kou­nine qui va l’em­por­ter : il va être le re­pré­sen­tant au cru­cial Congrès de Bâle, en sep­tembre 1869, des 8 000 ou­vrières qui ont ad­hé­ré.

Claire Au­zias a fait des études de so­cio­lo­gie et d’his­toire à l’uni­ver­si­té Lyon 2. Elle a consa­cré ses tra­vaux à l’his­toire de l’anar­chisme, des femmes et du fé­mi­nisme, et des Roms. Cha­cune de ces thé­ma­tiques a don­né lieu à des pu­bli­ca­tions. Elle a di­ri­gé les édi­tions Égré­gores et ac­tuel­le­ment ter­mine une his­toire so­ciale de Mai 68 à Lyon à pa­raître pro­chai­ne­ment.

An­nik Houel a été pro­fes­seure de psy­cho­lo­gie so­ciale à Lyon 2. Elle est membre d’un centre d’en­sei­gne­ments et de re­cherches fé­mi­nistes, le CLEF, re­bap­ti­sé Centre Louise La­bé, ain­si que du CA de l’ANEF, qui mi­lite pour la re­con­nais­sance des études fé­mi­nistes dans la re­cherche et à l’uni­ver­si­té. Elle a pu­blié di­vers ou­vrages dont le der­nier, Ri­va­li­tés fé­mi­nines au tra­vail : l’in­fluence de la re­la­tion mère-fille, a été édi­té en 2014 chez Odile Ja­cob.

La grève des ova­listes (Lyon, juin-juillet 1869) par Claire Auzias, Annick Houel.
Ate­lier de créa­tion li­ber­taire, 2016. 180 pages. 14 eu­ros. Ce livre se­ra dis­po­nible le jour de la cau­se­rie.

CIRA Marseille
 

lundi 13 novembre 2017

Luttes sociales


Journée de grève et manifestation

à l’appel de CNT, CGT, FIDL, FO, Solidaires, UNEF, UNL


jeudi 16 novembre 2017

10h 30 Vieux Port Marseille