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mardi 31 mars 2015

Luttes sociales

Contre l’austérité : 

Toutes et tous en grève le 9 avril



CGT, FO, Solidaires et FSU appellent à une journée de grève et de manifestations contre le blocage des salaires, la politique d’austérité et la loi Macron. Chacune de nos défaites aiguise l’appétit des patrons. Stop ! Renversons la vapeur. Gagnons ce bras de fer contre ce gouvernement au service du patronat.

Banalisation du travail du dimanche et de nuit (donc baisses des salaires pour la plupart des salarié.e.s concerné.e.s), destruction des moyens de défense des salarié.e.s, délinquance patronale facilitée, nouvelles privatisations, impossibilité pour les salarié.e.s de récupérer des indemnités si un plan de licenciement est jugé illégal par la justice… la loi Macron arrive au Sénat le 7 avril sous une forme quasiment inchangée par rapport à la version de décembre. Si les manifs des notaires et huissiers ont fait reculer le gouvernement, les travailleurs et les travailleuses le peuvent aussi !

Il y a toutes les raisons de se mobiliser

 

Le gouvernement est déterminé à faire passer cette loi pour l’été. Il n’a pas hésité à dégainer l’article 49.3 pour contourner le vote à l’Assemblée nationale. A nous d’accélérer la mobilisation pour le retrait de cette loi : n’oublions pas l’exemple du CPE, où la loi a été votée mais jamais mise en œuvre suite à la mobilisation de la jeunesse.

En parallèle, le projet de loi du Medef sur le dialogue social, rejeté par tous les syndicats, est repris par le gouvernement pour la fin mars. Ce projet aboutirait à l’affaiblissement des instances représentatives du personnel (CE/DP/CHSCT) dans les entreprises de moins de 300 salarié.e.s.

Enfin, le pacte de responsabilité se prolonge. L’ex-ministre PS des Finances, Moscovici, aujourd’hui commissaire européen, exige 50 milliards d’euros de coupes budgétaires en plus sur les trois ans à venir. Cette somme équivaut au budget annuel de l’Éducation nationale ! Cela signifie une nouvelle offensive contre les services publics, la destruction de milliers d’emplois dans la santé, l’éducation...

Pourtant, chaque jour, par notre travail, nous produisons suffisamment de richesses pour répondre aux besoins de toute la population. Si nous voulons construire un système réellement égalitaire, il faut commencer par mettre un coup d’arrêt à la politique du gouvernement et lutter pour l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail et le développement des services publics.

Construire la riposte dans l’unité et la durée


La CFDT n’appelle pas à cette journée de résistance. Normal puisqu’elle a signé tous les reculs sociaux ces dernières années.
L’enjeu de ce 9 avril est donc considérable pour affirmer la nécessité d’un syndicalisme de lutte et consolider partout l’unité d’action intersyndicale.

Nous appelons donc les syndicalistes et l’ensemble des travailleurs et travailleuses à multiplier les initiatives unitaires de mobilisation dans les entreprises, dans les branches professionnelles, dans les villes. Le 9 avril doit être un point de départ pour tenir la lutte contre l’austérité dans la durée. Mais aussi un moyen de poser les revendications de chaque entreprise, de chaque secteur au plus près des enjeux immédiats. Le 9 avril doit permettre de changer le rapport des forces à tous les niveaux.

Dès maintenant préparons l’après 9 avril pour que l’unité réalisée à la base ouvre une nouvelle période et pousse les directions syndicales à poursuivre les batailles nécessaires : heures d’infos syndicales, AG des personnels, Cahiers revendicatifs, AG intersyndicales de villes, initiatives dynamiques et festives dans les zones industrielles, départs collectifs aux manifs…

Alors que les actionnaires du CAC 40 retrouvent les dividendes records de 2008, les capitalistes nous mettent sous pression. Explosons !

samedi 21 mars 2015

Solidarité internationale

Solidarité avec Alexandre Koltchenko



Anarchiste, antifasciste et militant pour les droits sociaux en Crimée, notre camarade Alexandre Koltchenko a été pris en otage par les autorités russes. Kidnappé par le FSB (l’ex-KGB), il est aujourd’hui détenu à la prison spéciale de Lefortovo (Moscou). La justice poutinienne l’accuse d’ « attentat » et de « participation à des organisations terroristes »


Alexandre, qui pourtant depuis des années a fait preuve de ses opinions antifascistes, est accusé d’appartenir à Pravy Sektor, une organisation d’extrême-droite dont le rôle dans les évènements en Ukraine est largement surestimé par la propagande officielle russe.

Aujourd’hui en Russie, tout militant, indépendamment de ses opinions politiques, qu’il soit de gauche, anarchiste ou libéral peut être accusé d’être membre ou sympathisant de Pravy Sektor.

Cette situation est comparable à celle de l’époque de Staline où on recherchait des « trotskistes » quasi inexistants ou bien à la chasse aux communistes aux États-Unis à l’époque de McCarthy. Le régime nationaliste et autoritaire de Poutine utilise tous les arguments possibles et imaginables dans sa propagande à commencer par des préjugés religieux et des éléments de la théorie du complot et jusqu’au racisme. Ce système parasite la rhétorique antifasciste. De ce fait, toute personne qui dérange peut être accusée d’être « fasciste » même si cette personne est d’opinions opposées au fascisme, c’est-à-dire même si elle est de gauche ou anti-autoritaire.

La persécution de l’antifasciste Alexandre Koltchenko et du cinéaste et militant Oleg Sentsov (tous les deux inclus par les juges d’instruction dans la même organisation « terroriste ») est purement politique. Elle sert à intimider les habitants de Crimée dans le but de prévenir toute action d’opposition dans la péninsule.

Dans la Crimée annexée, toutes les méthodes les plus autoritaires de répression sont utilisées pour faire taire les mécontentements. En raison de menaces sur la vie et sur la liberté, plusieurs personnes ont déjà dû quitter la Crimée, dont des défenseurs des droits de l’homme, des militants étudiants et des syndicalistes, des anarchistes et des antifascistes ainsi que les activistes de la communauté tatare de Crimée. Ces derniers, en outre, doivent faire face à la discrimination liée à leur nationalité, depuis l’annexion de la péninsule.

Que risque Alexandre Koltchenko ?

Alexandre Koltchenko encourt jusqu’à vingt ans de prison, une peine exorbitante pour un « attentat » dans lequel il n’est pas impliqué. Lui et d’autres prisonniers politiques ukrainiens sont détenus seulement dans le but de démoraliser l’opposition par des procès judiciaires d’intimidation. La liberté de ces prisonniers est directement liée à la stabilité du régime poutinien. Si les activistes parvenaient à déstabiliser l’assurance de Poutine et son impunité, ces prisonniers seraient libres.

On ne peut pas espérer que les procès de Koltchenko ou de Senstov soient juste ou mené selon la Loi. Leur arrestation est arbitraire, les accusations contre eux sont des pures falsifications. Et tout ceci n’est pas une erreur car le régime agit en pleine conscience.

Comment peut-on aider Alexandre Koltchenko ?

Nous appelons les mouvements de gauche et les libertaires étrangers à soutenir Alexandre Koltchenko. Vous pouvez organiser des actions, envoyer des lettres de soutien à Alexandre, récolter de l’argent pour payer ses avocats et des colis de nourriture, aider sa famille. Il est également très important de diffuser l’information sur son cas. Il faut se désolidariser de ceux qui soutiennent l’expansion agressive du nationalisme russe même si celui-ci est masqué par une rhétorique « de gauche » ou « anti-impérialiste ». Le régime de Poutine se passera bien de votre compassion, gardez-la pour ses victimes.

Quand peut-on commencer cette campagne de soutien ?

Vous pouvez commencer dès aujourd’hui en nous aidant à diffuser ce texte, en le traduisant dans les différentes langues, en l’envoyant à vos camarades.

Nous vous appelons également à organiser les actions de soutien à Alexandre Koltchenko et à d’autres prisonniers politiques dans la période du 1er au 7 avril 2015. Les délais de détention de Koltchenko et de Sentsov se terminent respectivement le 11 et le 16 avril. Début avril, le Tribunal de Lefortovo doit se prononcer sur la mesure de sûreté : soit ils restent en prison, soit ils sont interdits de quitter le territoire russe ou bien assignés à résidence.

Seule une pression forte et large sur le régime de Poutine et des protestations dans le monde entier qui pourront donner à nos camarades une chance de sortir de prison. Nous exigeons leur libération immédiate ainsi que l’arrêt de toute action publique à leur encontre.

Pour nous contacter : freekolchenko@gmail.com

vendredi 13 mars 2015

Solidarité internationale

ALGÉRIE

Solidarité avec la lutte de In Salah 

contre l’exploitation du gaz de schiste



Depuis le 1er janvier 2015, les habitants de In Salah manifestent, avec détermination et sans violence, leur opposition à la décision du gouvernement de procéder à l’exploitation du gaz de schiste dans le bassin de l'Ahnit, proche de la ville, aux confins du désert : plusieurs oasis des alentours sont concernés par la fracturation hydraulique mise en oeuvre. Chaque jour plus nombreux, ils dénoncent également la collusion des multinationales telles que Halliburton et Shlumberger dans l’exécution de ce projet. 

La mobilisation s’est étendue à toute la région, puis au Grand Sud. Elle a reçu le soutien de nombreux chercheurs scientifiques et d’experts dans le domaine des hydrocarbures. Prenant une ampleur inédite depuis les grandes manifestations de juin 2001, elle a gagné la sympathie de très nombreux citoyens à travers tout le pays, inaugurant un rapport de force nouveau au sujet de l’avenir énergétique national – jusque-là considéré comme un pré-carré d’un petit cercle de pétroliers et de technocrates –, afin d’offrir une croissance maîtrisée à toute l’Algérie dont, aujourd’hui, l’économie tourne à 97 % grâce à l’extraction des hydrocarbures du sous-sol saharien.

Un collectif constitué de militants actifs et représentatifs de la ville a vu le jour, animant et coordonnant les manifestations, assurant l'information et les liaisons avec les chercheurs et experts, la presse et les médias. Il a adressé un moratoire à la présidence de la République et au Premier ministre, ainsi qu’aux ministères de l’énergie, des ressources en eau, de l’environnement et de l’agriculture. Son objectif est d’ouvrir un espace de dialogue sérieux et franc, et de trouver une issue satisfaisante pour l’ensemble des acteurs, tant de l’Etat que de la société civile. Le moratoire contient un argumentaire solide pour démontrer que l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste ne sont pas dans l’intérêt du pays, et ce, à divers niveaux : économique, environnementale, sociale et sanitaire.

Les autorités algériennes n'ont pas répondu à cette demande de moratoire. Bien au contraire, elles démontrent jour après jour qu’elles comptent poursuivre leur projet, en se soumettant entièrement aux exigences des multinationales, en déconsidérant et réprimant les manifestant(e)s qui s’y opposent. Les 28 et 29 février derniers, un assaut a été donné par la gendarmerie et des compagnies nationales de sureté, utilisant gaz lacrymogène et balles en caoutchouc : plus de 40 manifestants ont été blessés, dont 3 graves ; d’autres ont été détenus. La répression des manifestant(e)s se poursuit.

Nous, mouvements associatifs de l'émigration et des pays du Maghreb, et associations de défense de l'environnement, dénonçons avec vigueur cette répression ainsi que le silence du gouvernement algérien face aux revendications d’un moratoire contre l'exploration et l’exploitation du gaz du schiste, que le collectif de lutte de In Salah lui a présenté. 

Nous exigeons la libération des manifestants détenus. 
Nous exprimons toute notre solidarité aux citoyen(ne)s de In Salah dans leur lutte contre la fracturation hydraulique, qui risque de mettre en danger l'avenir de l'eau de toute une région d'Afrique. 
Nous appelons le mouvement associatif, tou(te)s les ami(e)s de l'Algérie, à soutenir et à faire connaître les revendications tel que décidées par le collectif d'In Salah : 

- mise en place d'un moratoire sur la prospection et la production d'énergie par fracturation hydraulique, 
- arrêt des forages en cours.

Pour vous joindre à cet appel, envoyez vos mails à : acda-algerie@mailfr.com 

Paris, le 5 mars 2015.

Premiers signataires
Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)
APEL-Egalité (association de femmes algériennes en France)
Massira (Collectif citoyen de soutien aux luttes sociales et démocratiques en Algérie) 
CRLDHT (Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie)
ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives)
AMF (Association des Marocains en France)
ATF (Association des Tunisiens en France)
ASC (Algeria Solidarity Campaign)
CEDETIM (Centre d'études et initiatives de solidarité international)
ENAF (Etudiants nord-africains de France)
Coordination eau Ile-de-France
AFAPREDESA (Association des familles des prisonniers et disparus politiques)
ADTF (Association démocratique des Tunisiens en France)
Réseau Initiatives pour un autre monde (IPAM)
Blanc-Mesnil écologie
Jil Jadid Europe
Ecologie pour tous
Droits devant !!
ASDHOM (Association de défense des droits de l’homme au Maroc)