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lundi 15 janvier 2018

Luttes sociales


De Clichy à Marseille

les "invisibles" de la sous-traitance hôtelière

se font entendre !

Rassemblement


Samedi 20 janvier 2018

14h 30 Hôtel Intercontinental
1 place Daviel Marseille 1°



En solidarité avec la grève des salarié-e-s sous-traité-e-s de l’Holiday Inn Paris porte de Clichy (92) qui dure depuis 94 jours, rassemblons-nous devant l’hôtel Intercontinental (Panier) à partir de 14h30 le samedi 20 janvier, propriété du groupe IHG. Une délégation de grévistes sera présente en parallèle à une autre action à Genève.

Sous-traitants voyous, IHG complices !

HOLIDAY INN comme INTERCONTINENTAL est l’une des marques du groupe hôtelier britannique IHG Intercontinental Hôtels Group, premier groupe hôtelier mondial en nombre de chambres.

Basée à Londres, cette multinationale qui a fait 400 millions de bénéfices, détient pas moins de 4400 hôtels dans le monde et 6 marques : Crowne Plaza Hotels&Resorts, InterContinentalHotels&Resorts, Holiday Inn, Holiday Inn Express, Hotel Indigo et Staybridge Suites .

IHG tire une partie de ses profits de l’exploitation forcenée des salariés de la sous-traitance mais refuse d’intervenir dans ce conflit avec son sous-traitant HEMERA. Ce rassemblement sera l’occasion de leur rappeler leur responsabilité sociale, à Clichy comme à Marseille !
3 mois de grève à l’Holiday Inn Paris porte de Clichy (92)

Depuis le 19 octobre des femmes de chambre, gouvernantes, plongeurs et équipiers de la sous-traitance avec leur syndicat CNT-SO et avec le soutien de la CGT-HPE, de l’US CGT commerce de PARIS, et de l’UL CGT de CLICHY sont en grève reconductible à l’hôtel Holiday Inn de Clichy.

Les surexploité-e-s de la sous-traitance HEMERA revendiquent :

  • l’internalisation chez Holiday Inn et leur embauche directe
  • le respect des contrats de travail
  • la suppression de la clause de mobilité
  • l’augmentation des qualifications et des salaires avec le passage en catégorie B
  • le respect des accords de site passés avec l’ancienne société, sur la durée du travail
  • le paiement de toutes les heures travaillées
  • le versement d’une prime de panier, comme pour les salarié(e)s de l’hôtel
  • l’attribution d’une prime de 13ème mois, égale à 1/12e du salaire annuel
  • la suppression de l’abattement de 8 % sur la base des cotisations
  • l’élection de délégués de proximité au sein de l’hôtel Holiday Inn de Clichy

LE TRAVAIL DISSIMULÉ, LES HEURES NON PAYÉES, LES DOS CASSÉS, YA BASTA !

Dans les hôtels, les personnels qui s’occupent du ménage, le plus souvent sous-traités sont des invisibles auxquels on consacre le budget le plus serré au mépris de leurs droits. Ce sont les surexploitées de ces hôtels mais ils-elles en ont assez de travailler dans des conditions abusives et ont décidé de sortir de l’ombre et de lutter ! Les grèves se sont multipliés ces dernières années à Marseille comme ailleurs. Soutenons ce mouvement emblématique de la lutte contre la casse de nos droits !

Contre le système de sous-traitance qui surexploite et pressurise les travailleurs-euses, mobilisons-nous !

 

CNT-Solidarité Ouvrière 13

 

mercredi 3 janvier 2018

Solidarité

Marseille : 

Sauver Mille Bâbords du naufrage



Dans la cité phocéenne, toutes et tous les militants connaissent ce célebre local. La baisse des cotisations et la suppression d’une subvention départementale lui mettent aujourd’hui le couteau sous la gorge. Face à cette situation, l’association lance un appel à soutien.

Depuis sa création en 2000, Mille Bâbords est une association incontournable du mouvement social marseillais. Son local de la rue Consolat est un point d’appui pour les luttes locales, dont la liste est longue au bout de 16 ans d’existence. C’est aussi un lieu de réflexions, de confrontations et d’informations ouvert aux «  1000 gauches  » à l’origine de son nom. Le local permet d’organiser débats publics, réunions de travail, apéros militants, de faire des banderoles, de tenir des permanences, etc. On y trouve également une bibliothèque de prêt et une journauthèque. Mille Bâbords est également une source d’informations très utile avec son agenda militant diffusé via une lettre d’infos hebdomadaire envoyée à 2 500 personnes, et via son site internet  [1].

L’autogestion au cœur des principes de l’association


L’adhésion à l’association est ouverte aux individus et aux organisations d’horizons politiques divers. Toutefois, afin d’éviter les divisions, les partis qui se présentent au élections ne sont pas acceptés.

A l’heure actuelle, il y a 25 organisations adhérentes, syndicales comme la CNT, SUD Éducation et Solidaires, associatives comme Attac, RESF, UJFP, politiques comme AL et la FA. L’autogestion n’est pas qu’un principe, c’est une pratique concrète, d’autant plus exemplaire qu’elle concerne des personnes et des groupes de cultures politiques différentes.

Aujourd’hui, Mille Bâbords lance un appel au secours, l’état de ses finances met son existence en danger. C’est la conséquence d’une dégradation progressive  : d’une part le loyer et les frais de fonctionnement ont augmentés avec les années, par contre si le nombre d’adhérent.es est resté stable, leurs revenus ont diminué, entraînant la baisse des cotisations. Ensuite de nouveaux lieux alternatifs ont ouvert à Marseille, ce qui est une très bonne chose, mais du coup le local de Mille Bâbords est moins utilisé, ce qui signifie une baisse des recettes tirées de la location de la salle. Cette lente érosion financière a été occultée par une subvention annuelle du conseil départemental d’un montant d’environ 4 000 euros. Cette année, le conseil départemental, passé à droite en 2015, n’a pas renouvelé la subvention, précipitant la crise financière actuelle.

Appel à soutien


Mille Bâbords a beaucoup contribué au mouvement social marseillais, sa disparition serait un coup dur pour les luttes locales et la liberté d’expression. Pour qu’il reste un point d’appui à la convergence des luttes et à l’expression de «  1000 gauches  », pour que cette expérience autogestionnaire se poursuive, Mille Bâbords a besoin de soutien. Vous pouvez faire un don par internet via le site helloasso  [2], ou en envoyant un chèque à Mille Bâbords 61 rue Consolat 13 001 Marseille.

Hervé (AL Marseille)


 Alternative Libertaire n°278, décembre 2017

mercredi 20 décembre 2017

International

Rojava : une utopie au coeur du chaos syrien

Projection-débat


Vendredi 22 décembre 2017

19h au local de Solidaires
29 boulevard Longchamp Marseille 1°




La librairie associative Transit propose le vendredi 22 décembre à 19H00 au local des Solidaires à Marseille, la projection du film "Rojava : une utopie au coeur du chaos syrien" de Chris Den Hond et Mireille Court, en présence des auteurs.

Transit présentera à cette occasion le livre "La commune de Rojava : l’alternative kurde à l’Etat-nation".

C’est une initiative de Transit avec l’Association des femmes kurdes Arin Mirkan, le Centre de la communauté démocratique du Kurdistan et les Amis du Monde diplomatique.
 
Transit.librairie
45 boulevard de la Libération, 13001 Marseille
tel 04 13 04 02 60

mercredi 6 décembre 2017

Histoire

Claude Guillon présente Jacques Roux, le curé rouge

Discussion 


Samedi 9 décembre 2017

19h Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°




«  La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. »

Né en Charente (1752) dans une famille nombreuse, Jacques Roux deviendra prêtre – seul moyen d’éducation pour les pauvres – et vicaire de Saint-Nicolas-des-Champs, section des Gravilliers. Il rallie le clergé constitutionnel en 1791, et devient ce que l’on appellera un « curé rouge ». Nommé commissaire chargé d’assister à l’exécution de Louis XVI, il fréquente le club des Cordeliers, qui approuve une adresse lue à la Convention le 25 juin 1793 : le « Manifeste des Enragés ».

Trois jours après le meurtre de Marat, qu’il a connu et hébergé, Roux publie la suite d’un de ses journaux, Le Publiciste de la République. Il y affirme : « Les productions de la terre […] appartiennent à tous les hommes. » Marx le considèrera comme l’un des précurseurs du communisme.

Robespierre dénonce Roux comme « exagéré » et l’accuse d’avoir voulu « avilir les autorités constituées ». Arrêté, persuadé qu’il sera condamné par le Tribunal révolutionnaire, Roux se poignarde et meurt le 10 février 1794.
Jacques Roux, le curé rouge est un exemple réussi d’« histoire par en bas », qui confirme l’actualité dans les mouvements sociaux du xxie siècle des revendications des Enragé·e·s : droit de tous aux produits de première nécessité, citoyenneté des femmes, souveraineté populaire et démocratie directe.

L’auteur :

L’historien Walter Markov (1909-1993) a fait carrière dans l’ex-RDA. Emprisonné comme communiste pendant la Deuxième Guerre mondiale, il sera victime des tracasseries du régime Ulbricht pour son marxisme « non-orthodoxe ». Il consacrera plus de dix ans de sa vie et quatre livres à Jacques Roux. Récemment rééditée en Allemagne, la présente biographie est enfin disponible en français.

Claude Guillon présente Jacques Roux, le curé rouge, de Walter Markov, Libertalia, 2017 et parlera des Enragés dans la Révolution française.

mardi 28 novembre 2017

Luttes sociales

Contre la régression sociale

Pour l’unité et la convergence des luttes !

Première réunion publique unitaire à Marseille


Jeudi 30 novembre 2017

18h 30 Théâtre Mazenot
88 rue d’Aubagne Marseille 1°


Des organisations syndicales, des associations et des organisations politiques des Bouches-du-Rhône se sont rencontrées les 19 octobre et 6 novembre 2017. Elles ont pu ainsi échanger leurs analyses de la situation et réfléchir ensemble à la possibilité de renforcer l’unité d’action face à la régression sociale généralisée mise en œuvre par le gouvernement.

Nous partageons le constat suivant : les ordonnances Macron précarisent l’emploi, facilitent les licenciements et bouleversent les relations et les normes sociales.

Elles ne sont que la première pierre d’un vaste chantier de destructions massives annoncées : retraites, sécurité sociale, logement social, aides sociales et assurance chômage, mais aussi dégradation et privatisation des services publics, dans un contexte de remise en cause des libertés publiques.

Face à ces attaques, nous partageons l’idée que nous sommes à un tournant historique qui nécessite d’organiser un puissant mouvement social et de lui donner les moyens stratégiques d’être gagnant.

L’unité est un outil indispensable pour gagner

Cette unité d’action, entre organisations syndicales, politiques et associations, nous voulons la construire dans le respect de nos diversités, à travers un vaste front unitaire où nos revendications puissent exprimer tout ce qui nous rassemble.

Nous devons toutes et tous travailler, dans nos rôles respectifs, à élargir et faire converger toutes les luttes, afin de créer les bases d’un mouvement social uni et déterminé, qui rassemble les salarié-e-s du public et du privé, les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes, les citoyen-ne-s…

Après les journées de mobilisation des mois de septembre et d’octobre, et alors qu’une nouvelle date nationale de grève et de manifestation est proposée par la CGT, FO, Solidaires, la FSU, l’UNEF, l’UNL et la FIDL pour le 16 novembre, nous pensons essentiel que le mouvement social passe à la « vitesse supérieure ».

Un front unitaire pour agir et ne plus subir

Dans ce cadre, nous voulons mettre en place un travail collectif – qui sera d’autant plus fort s’il est porté de façon unitaire – pour soutenir, renforcer, coordonner les différentes luttes (syndicales, associatives, citoyennes…) menées dans les Bouches du Rhône.

Ce travail unitaire a pour objectif de tisser des liens entre celles et ceux qui luttent et d’échapper à l’isolement dans lequel le gouvernement voudrait nous maintenir.

Au-delà d’un simple mouvement protestataire, nous voulons créer les conditions d’un rapport de force permettant de gagner contre la régression sociale.

Les organisations syndicales, les associations, les organisations politiques signataires de cet appel invitent celles et ceux qui ont la volonté de résister et de s’unir à participer à une Première réunion publique unitaire à Marseille, le 30 novembre à 18h30 au Théâtre Mazenot.

Premiers signataires : Alternative Libertaire, ATTAC 13, CNT 13, Ensemble 13, Front Social 13, FSU 13, Harcelons-les, MEUS, NPA, PG, SAF, Solidaires 13...


samedi 25 novembre 2017

Autogestion

Quatre raisons politiques
de soutenir Scop-Ti



Alternative libertaire répond à l’appel des ouvrières et ouvriers de Scop-Ti. Et pourquoi pas l’ensemble du mouvement libertaire et du réseau des lieux militants, alternatifs et autogérés ?

Pourquoi, en tant que libertaires et révolutionnaires, soutenir Scop-Ti ?

1. Pour épauler un collectif ouvrier combatif et autogestionnaire.
L’histoire est connue : de 2010 à 2013, les ouvrières et les ouvriers de l’usine de thé Fralib à Géménos (Bouches-du-Rhône), se sont battus contre la multinationale Unilever qui voulait délocaliser en Pologne. Un combat de longue haleine contre les licenciements et la fermeture du site. En 2013, à la Foire à l’autogestion de Montreuil, une délégation de Fralib était venue expliquer son projet de reprise en mains. Avec lucidité, elle avait exposé ses espoirs quant à la transformation du travail et de la production que cela permettrait, malgré les limites imposées par le marché capitaliste.

2. Pour ne pas que leur échec fasse la joie d’Unilever.
Jusqu’au bout, la multinationale aura tout fait pour briser un collectif qui ne demande qu’à vivre de son travail. En 2013, après le blocage en justice de trois plans de licenciements, Unilever a fini par jeter l’éponge, mais a conservé la marque Éléphant, dont la notoriété aurait pourtant facilité l’activité de la coopérative créée par ses anciennes et anciens salarié.es. Ceux-ci ont donc créé deux nouvelles marques : Scop-Ti et 1336 (pour leurs 1336 jours de lutte).

3. Pour renforcer la solidarité entre mouvement social et coopératives autogestionnaires.
La grande majorité des coopératives sont, malgré leur statut, des entreprises « comme les autres ». Quelques dizaines – dont Scop-Ti – s’efforcent a contrario de faire vivre une démocratie ouvrière, de déconstruire les hiérarchies, de respecter l’environnement. Elles ne doivent pas dépendre, pour leurs débouchés, que des circuits commerciaux traditionnels, mais lier leurs intérêts aux mouvements sociaux, avec lesquels elles sont en phase.

4. Pour encourager une production éthique.
Depuis sa reprise en mains par ses salarié.es, rompant avec la dérive low-cost imposée par Unilever, la fabrication a été réorientée vers la qualité et l’agriculture biologique, en réorganisant une filière courte avec des productrices et producteurs locaux.


En juillet 2017, l’ex-usine Fralib, rebaptisée Scop-Ti, a lancé un appel à l’aide pour « passer un cap difficile ». Elle souffre en effet d’un placement insuffisant dans les circuits commerciaux traditionnels et, en attendant d’obtenir mieux, elle a lancé une campagne de « socio-financement ». Mais elle espère aussi pouvoir compter sur l’ensemble du mouvement social : associations, syndicats, comités d’entreprises, lieux militants... Ce réseau est loin d’être négligeable.

D’ores et déjà, les thés 1336 et Scop-Ti sont disponibles dans les locaux fédéraux d’Alternative libertaire, 92, rue d’Aubervilliers, à Paris 19e.

Alternative libertaire, le 28 octobre 2017


COMMENT AIDER SCOP-TI ?


Pour les individus :
  • En commandant directement sur la boutique en ligne de l’association de soutien, Fraliberthé.

Pour les lieux militants, syndicats, associations, comités d’entreprise...
  • Le mieux est de prendre contact avec l’association de soutien, Fraliberthé, qui tient à disposition un formulaire de commande spécifique.