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jeudi 23 mars 2017

Antifascisme

Communiqué afin de clarifier les faits d’agression d’un des nôtres



Suite aux demandes, nous avons décidé collectivement de communiquer afin de clarifier les faits d’agression d’un des nôtres. 

Les faits ont eu lieu dans la nuit du lundi 20 au mardi 21. Notre camarade était attendu dans son bâtiment par deux individus. Ceux-ci se sont ensuite introduits chez lui et l’ont attaqué avec un couteau, et ce qui semble être une matraque. Le camarade s’est vu asséner cinq coups de couteau, dont deux tranchants et trois plantés. Il a également reçu une dizaine de coups de matraque.

Notre camarade est malgré tout en relative bonne santé et garde le moral. Nous vous remercions tous et toutes pour vos messages de soutien.

Pendant l’agression, il a été traité de « sale rouge », ce qui laisse peu de doutes quant à la motivation politique de l’acte. 

D’ailleurs, plusieurs sites, blogs et forum d’extrême-droite publient des articles et/ou des vidéos en ciblant particulièrement H. Sa photo accompagnée de son adresse ainsi que son lieu de travail y sont mis à disposition, agrémentés d’encouragements à passer à l’action. Lundi soir la ligne a été franchie.
Nous ferons toujours face à l’extrême-droite.

Ces méthodes d’intimidation abjectes ne nous décourageront pas. Bien au contraire. Plus que jamais nous sommes déterminé-es dans la lutte contre l’extrême-droite et ses idées et pour la justice sociale.
 
À ceux et celles qui nous soutiennent et partagent nos valeurs, nous vous donnons rendez-vous le 19 avril pour manifester contre le meeting du Front national à Marseille.
 
Marseille est et restera antifasciste, multiculturelle et populaire.

lundi 20 mars 2017

Répression

Mouvement contre la Loi Travail 2016, des camarades font toujours face à la répression 

Rassemblement en solidarité et pour soutenir notre camarade !

 

Mercredi 22 mars 2017

8h30  au TGI,
6 rue Émile Pollack, Marseille 6°

 


Mouvement contre la Loi Travail 2016,
Des camarades font toujours face à la répression,
Ne les oublions pas !

Soyons solidaires et toujours présent-es à leurs côtés !

Un de nos camarade est convoqué le mercredi 22 mars 2017 pour son audience au tribunal avec comme accusations : « dégradation et détérioration de biens publics » et « outrage sur personne dépositaire de l’ordre public » lors de la journée de grève et mobilisation du 17 mars 2016 contre la loi Travail.

Nous vous invitons donc toutes et tous à relayer cet appel et d'être présent en solidarité !

RASSEMBLEMENT Mercredi 22 mars 2017 à partir de 8H30
Devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille
6, Rue Émile Pollack


Lire l'appel sur le site de la CNT 13
 

mercredi 1 mars 2017

Histoire

Mémoire des luttes : 

Femmes libres contre machisme libertaire



Organisation féministe fondée un peu avant la guerre d’Espagne, les Mujeres Libres ont contribué au combat libertaire, mais aussi mis en avant la lutte pour la place des femmes dans la société et dans le monde militant. Un combat encore actuel.


Des Mujeres Libres, on sait souvent certaines choses. Que cette organisation qui revendiquait dans son nom même la liberté des femmes exista dans un contexte révolutionnaire et de guerre civile, en Espagne, ­entre 1936 et 1939. Qu’elle était autogestionnaire et fédéraliste. Que ses militantes furent nombreuses (20 000 en juillet 1937). Qu’elles s’adressaient à la classe ouvrière et en étaient souvent issues. Qu’elles s’exprimaient sur des sujets aussi divers que les conditions de travail et les salaires, la grossesse, le plaisir féminin, la structure familiale. ­Qu’elles refusèrent de s’allier avec les féministes communistes, mais ne trouvait que peu d’appui également chez les libertaires. Qu’elles considérèrent ­l’éducation des femmes comme un outil indispensable de leur émancipation. Qu’ainsi, elles assurèrent des formations techniques, générales et militantes pour les femmes. Surtout, ­qu’elles avaient la volonté d’articuler classe et genre pour ­contrer les féministes bourgeoises de ­l’époque.

On sait parfois aussi, mais pas toujours, que c’est en premier lieu face à leur organisation libertaire, la CNT, qu’elles se dressèrent. En particulier, c’est à cause des pratiques de certains militants qu’elles voulurent créer cet espace militant réservé aux femmes (on dirait aujourd’hui non mixte).

La CNT prônait l’égalité des sexes et de nombreuses femmes s’y syndiquaient. Certaines y avaient même des responsabilités. Les idées de Proudhon, qui voulait laisser les femmes à la cuisine, étaient rejetées. Mais l’écart entre la théorie et les pratiques des militants était trop important.

Compagne laissée à son rôle traditionnel


Ainsi, une militante, Pepita Carpena, rapporte : « Il y avait alors beaucoup de machisme chez les hommes en général. Les copains de la CNT, eux, acceptaient volontiers qu’une femme vienne au syndicat. (…) Le problème des féministes de la CNT s’est posé au contact du militantisme : elles se sont aperçues que ces hommes qui étaient libertaires l’étaient un peu moins quand ils étaient dans leur foyer. Ils ne le faisaient pas exprès. Ils avaient été élevés comme ça et n’en avaient pas conscience. » D’après ce témoignage, il s’agissait moins d’un problème d’intégration au milieu militant que du rapport que les militants entretenaient avec les femmes de leur entourage.

La différence exercée entre la militante volontiers acceptée et la compagne laissée à son rôle traditionnel est explicitée dans ce témoignage : « Les copains étaient très contents d’avoir une compagne qui les comprenne, eux, en tant que militants, mais pas qu’elle soit militante. Ils pensaient toujours que les femmes n’en étaient pas capables, sauf quelques-unes. (…) Les hommes pensaient qu’elles ne comprenaient rien aux problèmes économiques et sociaux. La plupart, d’ailleurs, n’avaient pas de compagnes militantes. Ceux qui avaient des femmes militantes… eh bien, elles étaient là pour recevoir tous les copains qui arrivaient, faire la bouffe, faire les hôtesses. » 



Ce fossé nie l’existence d’une cause commune à toutes les femmes ouvrières, militantes ou non : la nécessité d’une double émancipation. La résistance de beaucoup de militants aux pratiques féministes, malgré un discours progressiste (surtout par rapport au contexte) peut être expliquée de deux manières. Certains militants restaient enfermés dans une vision traditionnelle de la famille dans laquelle l’homme travaillait et la femme s’occupait du foyer, quand d’autres s’attachaient à l’idée selon laquelle ce que l’on nomme aujourd’hui patriarcat [1] disparaîtrait avec le capitalisme.

Lucia Sanchez-Saornil [2] , future cofondatrice de Mujeres Libres, combattit ces deux conceptions. Militante de la CNT depuis le début des années 1920, elle publia en 1935 plusieurs articles dénommés « La question des femmes dans nos milieux » dans le journal Solidaridad Obrera, qu’il faut relire aujourd’hui. En réponse à son camarade Mariano Vazquez qui avait écrit sur « la question féminine », elle note : « L’anarchiste (…) qui demande à sa femme sa collaboration pour la tâche de subversion sociale doit commencer par reconnaître en elle son égale, avec toutes les prérogatives de l’individualité. » 

Il n’est ainsi pas question d’attendre la fin du capitalisme pour accorder les mêmes droits aux femmes : elle doit pouvoir les prendre dès à présent. En fait, alors que certains militants souhaitaient que les femmes rejoignent leur lutte afin d’augmenter la force de l’organisation, c’est d’abord l’éducation des femmes que demande Lucia Sanchez-Saornil. Elle continue ainsi : « Je me suis proposée d’ouvrir pour la femme les perspectives de notre révolution, en lui offrant les éléments pour qu’elle se forme une mentalité libre, capable de discerner par elle-même le faux du vrai, le politique du social. Car je crois qu’avant de l’organiser dans les syndicats – sans pour autant que je dédaigne ce travail – il est plus urgent de la mettre en condition de comprendre la nécessité de cette organisation. » 

Un groupe exclusivement féminin


 Ce débat était difficile car les résistances étaient bien présentes, mais il ne faut pas négliger également le fait que beaucoup de militants considéraient simplement ces questions comme secondaires. C’est peut-être finalement pour cette raison que Sanchez-Saornil conclut sa série d’articles par l’annonce de la création d’un « organe indépendant ». Les Mujeres Libres se sont donc constituées en groupe exclusivement féminin non seulement pour pouvoir construire une réflexion spécifique à ce que l’on appelait « condition féminine » et réaliser un véritable travail d’éducation des femmes, mais aussi parce que les questions féministes n’avaient pas d’espace d’expression suffisant pour permettre de les poser de manière urgente dans le milieu libertaire.

Les Mujeres Libres avaient ainsi exposé cette idée fondamentale qui veut que, comme on ne peut pas construire une société libertaire au sein d’une organisation autoritaire, on ne peut construire une société où l’égalité des sexes serait la norme au sein d’une organisation machiste.

Lucia Sanchez Saornil exprimait dès 1935 la responsabilité des militants face au sexisme : « Hors de nos milieux (…), il est très compréhensible, très excusable et même si l’on veut très humain que, tout comme le bourgeois défend sa position et son privilège de commandement, l’homme désire conserver son hégémonie et se sente satisfait d’avoir un esclave. Mais moi (…), je parlais pour les anarchistes exclusivement, pour l’homme conscient, pour celui qui, ennemi de toutes les tyrannies, est obligé, s’il veut être conséquent, d’extirper de lui, dès qu’il le sent poindre, tout reste de despotisme. »

Adèle (AL Montreuil)

[1] Le patriarcat est le système d’exploitation des femmes.
[2] Les citations de Lucia Sanchez-Saornil ont été recueillies grâce à l’ouvrage de Guillaume Goutte, Lucia Sanchez-Saornil – Poétesse, anarchiste et féministe.

Alternative Libertaire n°268, janvier 2017


lundi 20 février 2017

Cinéma

Projection de "1336, des hauts, débats mais debout"

discussion en présence du réalisateur et de membres des Fralibs


Mercredi 22 février 2017

19h 30 à la Casa Consolat 
1 rue Consolat Marseille 1°
 

Chaque dernier mercredi du mois, nous organisons une soirée ciné à la Casa Consolat. Ce mercredi 22 février 2017, à partir de 19H30, nous vous invitons pour la projection de : "1336 jours, des hauts, débats mais debout" en présence du réalisateur Claude Hirsh ainsi que de membres des Fralibs.

Voir la bande-annonce du film se trouve ICI
1336 jours, des hauts, débats mais debout : Un film de Claude Hirsh, 2015, 74’

Continuité du film Pot de thé, POT DE FER, la suite de la lutte des Fralib, depuis septembre 2011, l’annonce de l’occupation de l’usine jusqu’à juillet 2014, la fin du conflit. Lutte victorieuse contre la multinationale Unilever qui veut fermer cette usine de conditionnement de thés et infusions située à 10 km de Marseille. La lutte débouchera sur la mise en place d’une SCOP qui, dans ce cadre collectif, poursuivra et relancera la production...

Le film aborde différents aspects de la lutte par le point de vue de ses protagonistes : les aspects juridiques, les menées provocatrices d’Unilever, l’organisation de l’occupation, les actions de lutte et de solidarité multiples durant ce long conflit,... et donne corps et voix à cette ténacité ouvrière qui a permis la victoire finale...

Déroulement de la soirée :
Ouverture des portes à 19H30, projection, discussion et échanges avec le réalisateur et membres des Fralibs, repas proposé par l’équipe de la Casa Consolat et dégustation et vente de thés et tisanes 1336.

Événement Facebook de la soirée

Pour contacter la CNT 13 :
CNT STICS 13 c/o Mille Bâbord, 61 rue Consolat, 13001 Marseille
Mail : stics.13 chez cnt-f.org - Tel : 07 68 48 57 08 Site : ICI

mardi 7 février 2017

Solidarité

Rassemblement National contre le délit de solidarité


Jeudi 9 février 2017


18h à la Préfecture 
Place Félix Baret Marseille 6°



Pour en finir avec le délit de solidarité

Procès d’habitants de la vallée de la Roya « coupables » d’être venus en aide à des réfugié⋅e⋅s, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d’intimidation, poursuites - et parfois condamnations - de personnes ayant agi en soutien de migrant⋅e⋅s ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux... On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit.

Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n’adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l’écart des migrants, et qu’elles n’hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilé⋅e⋅s et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre.

100 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste par lequel elles entendent dénoncer ces procédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d’actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s’opposer à des politiques qu’on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu’en agent de politiques de fermeture : le droit d’agir en toute humanité.

Texte et signataires de l'appel national

jeudi 2 février 2017

Ecologie

Marche pour la santé publique et l’environnement
pour dénoncer la "BIOMASS’CARADE"
 


Dimanche 5 février 2017


10h30 Rassemblement sur l’esplanade de la mairie de Gardanne
11h30 Marche jusqu’à la centrale E.On/Uniper



Que nous soyons : Amoureux de la nature, sensibles à la protection de la biodiversité, inquiets du réchauffement climatique, randonneurs, grimpeurs, promeneurs, soucieux de la qualité de l’air que l’on respire, conscients que la forêt est une précieuse alliée,
protecteurs de la faune et de la flore locale ou mondiale, indignés par les projets inutiles et imposés, révoltés par les financements suspects qui surfent sur la vague verte...
NOUS AVONS TOUS UNE BONNE RAISON DE NOUS MOBILISER CONTRE

L’engouement général pour le « bois-énergie » faussement écologique, faussement durable, et faussement inoffensif.

ALORS, ENSEMBLE RENDONS-NOUS
LE DIMANCHE 5 FEVRIER A 10H30
DEVANT LA MAIRIE DE GARDANNE
POUR DENONCER LA "BIOMASS’CARADE"
dont LA MEGA-CENTRALE EON/UNIPER est le parfait exemple !

Avec 850 000 tonnes de bois brûlées par an, elle sera un acteur principal de la déforestation locale et mondiale, et participera massivement à la pollution atmosphérique.

Collectif de Vigilance Gaz de Gardanne - Pays d’Aix (CVGG)

Avec le soutien et la présence des associations et des collectifs :

Soutenu par : SOS forêts des Cévennes, Le collectif le Vigan Cévennes, La SAPN (Société Alpine de Protection de la Nature), CGT Forêt PACA, le LPO PACA, Le Snuffen , ATTAC 13, ATTAC Alès Cévennes  Le Collectif Climat Pays d'Aix, Alternatiba, Sauvons la Forêt, Réseau environnement Santé, Les Amis de la terre13,  CEPG, l'ADER, le collectif "Objectif-Transition", Le Collectif Littoral Marseille, Le Comité Santé Littoral Sud,Union Calanques du Littorral,  FERN, L'ALNP de Meyreuil, le CIQ des clapiers, L'ARPENT; Appel de la Forêt ; Cèze et Ganière ; Collectif Anti Gaz de Schiste 30 ; FNE13 ;  Forum Civique Européen ; FRAPNA Ardèche ; Oikos Kai Bios ; le R A F; Soupes et Bobines, Val d’Issole Environnement.